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L'essence de la com'

Le brief, c’est déjà la moitié du projet

  • Photo du rédacteur: Laura, cheffe de tribu engagée et passionnée
    Laura, cheffe de tribu engagée et passionnée
  • 12 janv.
  • 5 min de lecture

Il y a deux moments clés dans un projet :

celui où il faut comprendre avant de chiffrer,

et celui où il faut cadrer avant de créer.


Les deux s’appellent brief, mais ils ne servent pas la même chose.

Le premier est analytique, le second est créatif.

Et dans les deux cas, la qualité du brief détermine tout : temps, budget, satisfaction, confiance.


Illustration d’un brief structuré posé sur un bureau, symbolisant la phase de compréhension et de cadrage indispensable avant toute création de projet.

Le brief avant devis : comprendre avant de promettre


C’est sans doute la phase la plus sensible d’un projet.

Le client veut un prix, et vite.

Mais toi, tu sais qu’avant de chiffrer, il faut comprendre.


C’est le grand paradoxe de notre métier :

pour établir un devis juste, il faut un brief précis

mais pour remplir un brief, le client veut déjà un devis.


Et là, tout devient flou.


Prenons le cas d’un site e-commerce.

Un client dit souvent :

« C’est simple, je veux un site comme Amazon. »


Sur le papier, c’est limpide.

En réalité, c’est une boîte de Pandore.


Derrière “Amazon”, il y a des milliers de fonctionnalités :

parcours d’achat, suggestions, ERP, tunnel de conversion, tests utilisateurs, automatisations, logistique


Analyser, ça prend des heures.

Aucun outil ne sort une “liste magique” des fonctionnalités à copier.


Alors, on pose des questions :

combien de produits ? modes de paiement ? étapes du panier ? options de livraison ? contraintes légales ?

Et le client soupire.

Parce qu’il voulait un prix, pas un audit.


Mais sans ce travail, le devis devient une estimation à l’aveugle.

Trop haut → il fait peur.

Trop bas → il explose en cours de route.


Et tout le monde perd : temps, marge, confiance.


Visuel métaphorique montrant un brouillard se transformant en plan clair et organisé, représentant le passage d’un brief flou à un projet structuré.

L’équilibre fragile de l’avant-devis


Ce moment-là est délicat.

Il faut être pédagogue sans être lourd, méthodique sans bloquer, curieux sans brusquer.


C’est là qu’entre en jeu ce qu’on m’a appris à mes débuts dans le commerce:

l’écoute active.


Mon premier responsable m’a dit :

« Tu veux comprendre ton client ? Écoute vraiment. Et quand il a fini, reformule. »


L’écoute passive ne sert à rien.

Ce qui change tout, c’est la reformulation.


Reformuler, c’est :

  • montrer qu’on a compris,

  • clarifier ce que le client veut,

  • parfois même l’aider à se comprendre lui-même.


Dire par exemple :

« Si je vous suis bien, vous cherchez un site simple, efficace, mais pas une plateforme géante impersonnelle. »


Le client répond :

« Oui, exactement ! »

ou

« Non, pas tout à fait, je veux plutôt… »


➡️ C’est là que le vrai projet apparaît.

Le brief transforme le flou en concret, l’émotion en besoin, l’envie en direction.


Le brief après devis : cadrer avant de créer


Une fois le devis signé, beaucoup pensent que le brief est terminé.

En réalité, il ne fait que commencer.


Le brief après devis transforme un accord commercial en plan d’action créatif.


On parle alors de :

  • intention,

  • ton,

  • émotion,

  • expérience,

  • univers visuel.


C’est aussi là que naissent les malentendus :

une inspiration floue, une référence mal cadrée, un mot interprété différemment…


➡️ Sans cadre clair, l’équipe tourne en rond et le client se sent incompris.


Un brief créatif n’est jamais une formalité.

Même payé au forfait, il reste fondamental.

C’est lui qui aligne les esprits et fluidifie la création.


L’écoute et la reformulation comme méthode


Chez Evo Consulting, on travaille le brief comme une conversation.


On ne cherche pas seulement à obtenir des réponses, mais à comprendre :

  • le raisonnement,

  • les attentes,

  • les non-dits.


Écouter, c’est capter ce qui est dit et ce qui ne l’est pas.

Reformuler, c’est donner une forme compréhensible à cette matière.


C’est une compétence invisible mais stratégique.


Elle :

  • évite les erreurs,

  • élimine les malentendus,

  • réduit les frustrations,

  • transforme la relation client-prestataire en co-construction.


Puis vient la formalisation :

un brief doit être écrit, structuré, partagé.


Un brief bien rédigé, c’est une mémoire commune.

Un repère qui protège le projet, le budget et la relation.


Le QQOQCP, la boussole de la clarté


Derrière chaque bon brief, il y a les mêmes questions clés :

Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

(+ souvent Combien ?)


Cette grille simple mais puissante permet de cadrer sans enfermer.


Qui ?

Qui décide ? qui valide ? qui utilise ?


Quoi ?

Un site ? une stratégie ? un univers ? une expérience ?


Où ?

Sur quels canaux ? pour quel public ? dans quel contexte ?


Quand ?

Délais, jalons, priorités.


Comment ?

Moyens, ressources, contraintes.


Pourquoi ?

Pourquoi le projet existe ?

Qu’est-ce qu’il doit provoquer ?


Le QQOQCP, c’est une structure d’intelligence.

La méthode qui transforme la subjectivité en clarté.


Illustration d’un schéma représentant la méthode QQOQCP avec les questions Qui, Quoi, Où, Quand, Comment et Pourquoi, utilisée pour structurer un brief de projet.

Rendre le brief fluide et engageant


Au Bureau des Sites, on a repensé cette étape.


Pour beaucoup, un brief est :

  • froid,

  • long,

  • abstrait.


On l’a transformé en un formulaire séquentiel, clair, simple, logique, intuitif.


Chaque question :

  • guide,

  • rassure,

  • contextualise.


Le client avance à son rythme,

comprend ce qu’il écrit,

découvre parfois ce qu’il ne savait pas encore vouloir.


Et bientôt, une aide IA prolongera cet échange :

  • reformulation,

  • clarification,

  • aide à la formulation.


Pas pour remplacer l’humain, mais pour rendre le brief plus accessible.


➡️ Un client qui comprend ce qu’il dit, comprend ce qu’il achète.


Le brief comme acte de respect


Le brief, c’est un moment de clarté partagée.


C’est une preuve de respect :


  • pour le client, parce qu’on l’écoute vraiment,

  • pour le projet, parce qu’on le prépare sérieusement,

  • pour soi, parce qu’on évite de subir ce qu’on n’a pas cadré au départ.


Un bon brief, c’est un :


  • projet fluide,

  • devis juste,

  • création cohérente,

  • début d’une relation de confiance durable.


Chez Evo, on le répète souvent :

le brief, ce n’est pas une formalité.

C’est la moitié du travail bien fait.

Et la preuve qu’avant de produire, on a su écouter.


FAQ


À quoi sert vraiment un brief ?

Un brief est la boussole du projet.

Il aligne besoins, objectifs, contraintes.


Différence entre brief avant devis et après devis ?

L’avant-devis clarifie pour éviter un chiffrage à l’aveugle.L’après-devis cadre la création.


Pourquoi la reformulation est essentielle ?

Parce qu’elle transforme le flou en vision claire.


Comment savoir si un brief est complet ?

S’il répond au QQOQCP.


Que fait Evo Consulting pour améliorer cette étape ?

Écoute active, reformulation, cadrage, co-construction.



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