Je ne me lève pas tôt. Et je suis en avance.
- Laura, cheffe de tribu engagée et passionnée

- 24 nov. 2025
- 4 min de lecture
Non, l’avenir n’appartient pas (que) aux lève-tôt.
Nos cerveaux ont des rythmes différents : c’est biologique.
Forcer son rythme = baisse de créativité, de productivité et de santé mentale.
Je crée tard. Et ça marche, car je respecte mon chronotype.
Vous avez le droit de construire un business à votre rythme et d’en faire une force.
Je ne me lève pas tôt. Et je suis en avance.
“L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.”
On me l’a répété.
On me l’a vendu comme une vérité.
Mais à 6h du matin, mon cerveau, lui, dort encore.
Et ça ne m’a pas empêchée de créer, de livrer, de grandir.
Je suis de celles qui créent la nuit.
Le silence.
L’absence de notifications.
Le temps qui s’étire.Souvent jusqu’à 3h ou 4h.
Et c’est là, dans ce tunnel de calme, que les meilleures idées arrivent.
Ce n’est pas une question de volonté. C’est une question de biologie.
On n’a pas tous la même montre interne. Ce n’est pas une image. C’est une réalité biologique.Ça s’appelle les chronotypes.
Chacun·e de nous a une “signature circadienne” : un moment naturel pour se concentrer, créer, dormir.
Certain·es sont des alouettes. D’autres des hiboux. Il n’y a pas de mieux. Il y a du juste.
Le vrai problème, ce n’est pas d’être du soir.
C’est de vivre en désaccord avec son rythme. C’est ce que les chercheurs appellent le “jetlag social” : quand on force notre horloge biologique à vivre à contretemps.
Et à long terme, ça se paie : fatigue, stress, anxiété, baisse de performance cognitive.(Étude de référence sur les chronotypes : MDPI, 2021 - https://www.mdpi.com/2076-328X/11/10/140)

La créativité ne suit pas toujours le réveil.
Sur certains types de problèmes (notamment ceux qui nécessitent de l’intuition ou des associations d’idées originales), on est plus performant·e à notre “mauvais moment” de la journée.Pourquoi ? Parce que notre cerveau est moins inhibé, donc plus libre d’explorer.
Source : Wieth & Zacks, "Time of day effects on problem solving", Thinking and Reasoning, 2011.
Et même l’endormissement peut devenir fertile.Le fameux “état Edison” (entre veille et sommeil) booste la créativité : c’est ce qu’on appelle la phase N1.Un labo français (INSERM + Sorbonne) a montré que ce moment précis aide à trouver des solutions cachées.→ https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.abj5866
Et puis il y a le terrain. Le vrai.
Le terrain, c’est l’agenda, les relances, les appels.
Ce sont les interruptions qui grignotent l’attention, les réunions qui fractionnent l’énergie.
Et là, la nuit a un super-pouvoir : l’absence d’interférences.
Pas d’e-mails.
Pas de Slack.
Pas de notifications.
Rien.
Juste un tunnel de concentration que je peux sanctuariser.
Et sur ce point aussi, les études sont claires : les interruptions nuisent lourdement à la qualité du travail.(UCI Irvine Study on interruptions and cognitive cost – https://www.ics.uci.edu/~gmark/chi08-mark.pdf)

Concrètement, comment je m’organise
Je ne me contente pas de "travailler tard".
Je structure mes journées (et mes nuits) pour que chaque plage corresponde à son bon niveau d’énergie.
Décisions stratégiques et rendez-vous sur mes créneaux de clarté
2 ou 3 nuits par semaine dédiées à la création profonde (contenus, offres, stratégie)
Une vraie protection de mon sommeil, même si décalé
Et toujours : le respect de ce que je ressens
Le fond du sujet : respecter sa montre intérieure
On a tous entendu les dictons :"Quand on veut, on peut."
"Un tien vaut mieux que deux tu l’auras."
"Travailler tard, c’est mal s’organiser."
Mais ces raccourcis, aussi pratiques soient-ils, deviennent toxiques quand ils nient nos différences.
La vraie discipline, ce n’est pas de se lever à 6h.
C’est de se lever quand c’est juste pour soi.
Et de s’y tenir.
Moi, je travaille tard.
Et je ne me sens pas en retard sur l’avenir.Je me sens au bon endroit, au bon moment, dans mon tempo.
C’est comme ça que je crée.
C’est comme ça que je travaille avec mes clients.
Et c’est exactement ce qu’on propose dans nos accompagnements :une stratégie qui respecte votre réalité, pas celle d’un dicton du XIXe siècle.
FAQ
Est-ce qu’il vaut mieux travailler le matin ou le soir ?
Ni l’un ni l’autre. Ce qui compte, c’est d’être en phase avec votre horloge biologique. Certains sont naturellement matinaux, d’autres non. Il n’y a pas de “meilleur moment universel”.
Est-ce mauvais de travailler tard ?
Pas si c’est respectueux de votre rythme, et que vous préservez votre sommeil. Le problème, c’est de travailler tard ET se lever tôt. Pas d’avoir un rythme décalé assumé.
Est-ce que c’est possible d’organiser son business autour d’un rythme non conventionnel ?
Oui. Ça demande des ajustements (plages de rendez-vous, gestion des pics de forme), mais ça peut devenir un vrai avantage. Encore plus quand vous êtes indépendant·e ou dirigeant·e.




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